Dans les entreprises, on n'utilise pas l'outil de travail informatique comme on l'utiliserait chez soi, dans la sphère privée, et pour cause : l'ordinateur appartient avant tout à l'entreprise.
Un salarié de chez Peugeot Citroën avait eu la mauvaise surprise de voir arriver, dans son bureau ses responsables, accompagnés d'un huissier de justice. Ils souhaitaient contrôler son poste informatique, sur lequel ils avaient trouvé une archive au nom très explicite de "enculade43.zip", contenant des dizaines d'images pornographiques, dont deux à caractère zoophile.
Jugeant son licenciement abusif, le salarié a porté l'affaire devant la justice (Conseil des prud'hommes et Cour d'appel) qui, en premier lieu, rejeta les prétentions du plaignant. Le tribunal estimait qu'il possédait, de manière non sécurisée, des fichiers pornographiques portant atteinte à la dignité humaine, détournant ainsi le matériel mis à sa disposition par son entreprise et pouvant favoriser un commerce illicite portant atteinte à l'image de marque de son employeur.

Souhaitant vraiment faire valoir ses droits, il a porté l'affaire devant la Cour de Cassation, qui a cassé l'arrêt rendu par la Cour d'appel en se basant sur le fait que, la seule détention de ces fichiers non délictueux, sans constatation d'usage non approprié pendant son travail, ne résultait pas en un manquement à ses obligations.
Ainsi, son licenciement n'a pas de cause réelle et sérieuse aux yeux de la justice.
Consulter la décision rendue par la justice dans son intégralité à l'adresse suivante : www.legalis.net