Comme on vous le disait
ici, une directrice d'école a reçu une facture de 68 € de la part de la SACEM pour avoir fait chanter "Adieu monsieur le professeur" à ses élèves.
On a appris aujourd'hui que
Hugues Aufray, interprète de la chanson, avait décidé de payer lui-même cette facture, acte de générositée de sa part.
Suite au précédent article que nous avions publié, nous avons reçu un email de la part de la SACEM qui souhaite
« dissiper toute incompréhension ou tout malentendu » et préciser que
« comme pour toutes les manifestations de cette nature, le montant des droits évalué par la Sacem et proposé à l'école de Peillac (Morbihan) correspondait au tarif applicable pour l'utilisation de l'ensemble des œuvres utilisées à l'occasion de l'organisation de spectacles scolaires de fin d'année (avec danses, chansons, carnaval...) et en aucun cas pour la reprise d'une seule chanson.»
La SACEM précise également qu'elle
« s'attachera, comme à l'accoutumée, à trouver rapidement la solution la mieux adaptée à ce dossier et la plus équitable. », rendez-vous inutile puisque Huges Aufrey a décidé de payer lui même l'amende.
La SACEM conclut qu'il importe de rappeler que pour 4 français sur 5 la musique est l'art indispensable, celui dont ils ne sauraient se passer. La musique joue aussi, selon elle, un rôle primordial dans l'organisation de dizaine de milliers d'événements. Cette musique est le fruit du travail d'auteurs et compositeurs. Les droits d'auteur constituent leur unique revenu. Il est donc légitime que les créateurs soient rémunérés pour l'utilisation de leurs œuvres, ce à quoi la Sacem s'engage chaque jour en leur nom.