Avec plus de 40 millions d'inscrits sur son espace communautaire, Facebook a su attirer Microsoft qui a déboursé 250 millions de dollars en guise de participation minoritaire, et conclu un accord publicitaire de première importance.
Mais c'était sans prendre en compte la riposte de Google, qui souhaite unifier l'ensemble des réseaux sociaux du web, et cherche à isoler Facebook qui utilise son propre langage de programmation.
En effet, Google a d'ores et déjà convaincu Orkut, Viadeo, XING, Hyves, Hi 5, Linkedln et Friendster, soit plus de 100 millions d'utilisateurs de rejoindre sa plateforme globale OpenSocial. Quel avantage pour les futurs adhérents? Des promesses d'expansion puisque cette nouvelle plateforme a pour vocation de développer des applications externes qui seraient compatibles sur l'ensemble de ces sites communautaires, avec son propre langage de programmation.
Un sacré coup pour Facebook qui, s'il ne désire pas rejoindre cette entente et ce malgré ses dizaines de milliers d'applications extrêmement populaires se retrouvera inéxorablement isolé. Et nul doute que Microsoft ne laissera pas s'échapper son poulain au profit de Google, le nouvel adversaire numéro 1.
Comme l'explique Google,
La prolifération des API spécialisées sur des dizaines de réseaux sociaux contraint les développeurs à choisir ceux pour lesquels ils doivent créer des applications, mais aussi à écrire celles-ci séparément pour chacun d'eux. Grâce à cet ensemble unique d'API, leurs applications peuvent s'exécuter sur n'importe quel site intégrant OpenSocial.
Facebook, qui pèse aujourd'hui 15 milliards de dollars a pour l'instant décliné l'invitation de Google. Si le scénario de Google se confirme, OpenSocial deviendra une plateforme incontournable pour les réseaux sociaux. Quelle sera la position et la stratégie de Microsoft pour contrer cette nouvelle mainmise de Google ? Suite dans le prochain épisode... sur Net-actuality !