Alors que Microsoft et Yahoo se sont réunis la semaine derniere afin de discuter des termes d'une prochaine fusion, Google réitère son mécontentement au sujet d'une Offre Publique d'Achat qui selon lui nuirait au Web.
On comprend mieux pourquoi Google affiche sa ferme opposition envers ce rapprochement depuis le mois de février 2008 lorsque l'on observe les futurs monopoles à venir, et cela concerne aussi bien les messageries instantanées que les webmails et portails Web.
A ce sujet Eric Schmidt exprime son inquietude: «
Nous espérons que tout mouvement en ce sens respectera le caractère ouvert d'Internet, mais j'en doute ». Avant de renchérir sur le passé monopolistique de la firme de Redmond : «
ces choses qu'il a faites dans le passé et qui ont été si dures pour tout le monde ».
Si les inquiétudes de Google peuvent paraître justifiées, Microsoft dispose d'une défense à toute épreuve; en effet suite au rachat de DoubleClick par Google, c'est 75% du marché publicitaire en ligne qui est tombé dans le besace de Google, et ces chiffres continuent de croître. Conclusion: ce n'est pas l'autorité de la concurrence qui pourra s'opposer aux 44 milliards de dollars que Microsoft est prêt à allonger pour conclure l'affaire.