
Jeudi, c'est avec ahurissement, que dis-je, avec stupeur, que le Web entier apprenait que Windows Seven avait pris du retard.
Du retard ? Chez Microsoft ?
Non. Vous ne rêvez pas. Vous savez toujours lire, ne courez pas chez l'opticien : Seven sera en retard ! Aussi surprenant que cela puisse paraître,
Windows Vista ne nous ayant pas habitué à cela, c'est avec stupéfaction que la nouvelle s'est répandue sur la toile comme une trainée de sable, laissant derrière elle un désespoir sans précédent chez de nombreux internautes. Oui, il faudra attendre, attendre, et encore attendre, avant la sortie du messie tant attendu.
Pourquoi tant de désespoir ?
Si la toile entière attendait désespérément cette nouvelle mouture de Windows, c'est que Microsoft nous avait laissés songeurs :
un système stable, sécurisé et beau. Ah non, pardonnez-moi, je confonds avec Mac. Reprenons donc.
Si la toile entière attendait désespérément cette nouvelle mouture de Windows, c'est que Microsoft nous avait laissés songeurs :
une calculatrice relookée, un Wordpad relifté, un menu démarrer amélioré, etc. Du lourd, du très lourd, en somme.
Mais ce n'est pas tout. En plus d'offrir cette nouvelle interface digne des plus grands designers, Windows Seven devait nous offrir une expérience unique, où rêve et espoir d'une vie meilleure se mélangeraient. Le rêve d'un système finalisé, sécurisé, bref, d'une véritable évolution. Et pour cela, l'équipe Marketing de Microsoft avait fait appel à Steve Ballmer lui-même, qui s'était laissé gagné par cet esprit :
Oui, comme l'atteste la nouvelle compagne du géant
des retards du logiciel, « Je suis un PC », et je sais tout faire. C'est pourquoi, en tant que PC compétent, j'utilise Mac
pour créer mes campagnes de publicité.
J'avoue, je suis mauvaise langue aujourd'hui.
Mais comprenez, ma tâche est difficile ; je ne sais pas quoi faire pour vous remonter le moral. En effet, «
Depuis l'annonce du retard de Windows Seven, nous avons reçu plus d'une centaine de personnes démoralisées » nous confiait hier Mr. Dupont, psychiatre. «
Ces personnes ne savent pas comment elles vont pouvoir continuer à utiliser Windows Vista si longtemps sans finir en dépression », et d'ajouter «
Elles sont terrorisées par les écrans bleus, leurs imprimantes ne sont toujours pas compatibles avec Vista, le démarrage est beaucoup trop long pour elles ». Fichtre, comment allons-nous faire ?
Et c'est bien ça le problème : il faudra encore patienter plus d'une année avant de pouvoir se débarrasser de ce bijoux qu'est Vista. Un an avant de devoir acheter une nouvelle configuration capable de faire tourner Seven... Plus d'un an avant de télécharger des centaines de méga-octets de correctifs... Plus d'un an avant que nos périphériques ne soient plus compatibles à cause de pilotes non mis à jours... Plus d'un an avant de casser à nouveau sa tirelire en achetant le nouveau Norton Antivrus.
Heureusement, nous confiait Mr. Dupont, «
Vista n'a pas été largement adopté. Si cela avait été le cas, les conséquences auraient été apocalyptiques » pour le moral des français.
Chez Microsoft aussi, l'ambiance n'est pas au beau fixe. En effet, ce retard ne permettra pas au géant de faire fonctionner la caisse enregistreuse afin de
contrer Google, ni d'engager de nouveaux développeurs afin de permettre à Internet Explorer 8 de
voler la vedette à Webkit. Ô, désespoir...
Pour tout ça, merci Microsoft, et bon courage !