
Cette semaine fut chargée pour les navigateurs Web en France, et plus précisément pour la firme norvégienne Opera Software qui parcourut les universités de plusieurs grandes villes de notre pays (Paris, Lyon et Grenoble).
J'ai eu la chance de participer à plusieurs conférences organisées dans le cadre de cet « Opera University France Tour », et des points importants de l'histoire des navigateurs ont été évoqués.
C'est sur le principe même du Web, l'hypertexte, « inventé » dans les années 1940 par Vannevar Bush pour classer des microfilms et les lier avec des hyperliens, que la conversation a débuté.
Repris par Ted Nelson dans les années 60 et adapté pour les ordinateurs (qui dans cette période de 20 ans avaient beaucoup évolué), ce concept n'a pas fini de faire parler de lui. En effet, à la fin des années 1980, de nombreux réseaux utilisaient massivement l'hypertexte pour leur fonctionnement. Les hyperliens sont d'ailleurs à l'origine du Web, qui se différencia d'autres réseaux tels que Gopher, car Tim Berner Lee, son créateur, le mit rapidement dans le domaine public.
Opera, c'était au départ un travail de recherche de l'organisme norvégien des Télécom Telenor. Dès 1995, deux de ses employés eurent le droit de fonder une société afin de se consacrer exclusivement à son développement.
Pionnier dans de nombreux domaines, Opera était aussi payant, contrairement à la fondation Mozilla pour laquelle l'argent est un moyen et non une fin. En effet, Opera Software était une société avec de réels salariés et un besoin de réels bénéfices.
Depuis quelques années, Opera est devenu plus ou moins gratuit, grâce à l'ajout d'un champ de recherche Google en haut à droite du navigateur. À chaque recherche effectuée depuis ce champ, Google reverse de l'argent à Opera. C'est donc une forme de publicité dissimulée, finalement.
Ce modèle économique, inventé par Opera, est désormais utilisé par Mozilla et Apple. Selon les conférenciers d'Opera Software, ce simple champ de recherche fournirait plus de 25 % des revenus totaux d'Opera Software, soit un peu plus du coût de développement de la version ordinateur de bureau d'Opera.
A la fin des années 90, Opera s'est aussi porté sur différents appareils mobiles tels que les PDA et téléphones intelligents, sous le nom d'« Opera Mobile ». Puis, en 2006, il envahit la quasi-totalité des téléphones portables supportant Java (soit 90% du marché des téléphones cellulaires), sous le nom d'« Opera Mini ».
Ainsi, presque la totalité des revenus d'Opera Software, outre les moteurs de recherches, provient de partenariats avec les opérateurs mobiles pour l'utilisation d'Opera Mini/Mobile sur certains téléphones.
C'est une très bonne initiative pour Opera Software d'être passé nous rendre visite en France. Vous pourrez, à votre tour, rencontrer les conférenciers d'Opera Software aujourd'hui même, dès partir de 14 h 30 au W3Café. Je vous invite à vous inscrire sur
leur site web pour participer à la rencontre, toutes les informations concernant le lieu et l'heure de l'évènement y étant communiqués.
Vous pouvez également retrouver des interviews effectuées cette semaine, chez
Presse Citron,
Clubic,
Neteco, et aussi dans l'édition de lundi du journal gratuit « Metro ». Merci à Dieu Anh pour les photos utilisées dans cet article, vous pouvez retrouver la liste complète des photos prises durant ce France Tour sur le
blog officiel d'Opera University Tour.
L'Opera University Tour fait partie du programme d'éducation d'Opera Software dont vous pouvez trouver plus d'informations sur le site officiel d'Opera.