Tout le monde le dit, «
l'iPod, c'est trop d'la balle ». Et même si les mauvaises langues disent que le succès de l'iPod, l'iTouch et l'iPhone n'est qu'un effet de mode, je suis aujourd'hui en mesure de vous dire, pour trois raisons, que les petits protégés de la firme Apple ne se sont pas imposés dans les cours de récréation pour rien. En effet, ces appareils ont tout pour plaire : une interface agréable, des fonctionnalités originales, une ergonomie impeccable et
un système ouvert. Euh... Pardonnez-moi, sur ce point, on repassera.
Un utilisateur prisonnier
1ère raison : m'avoir permis d'apprendre à me passer de l'explorateur Windows.
L'utilisation de l'iPod nécessite l'installation, trèèèèèèèèèèèèèès rapide, du logiciel trèèèèèèèèèèèèèès léger qu'est iTunes. En effet, contrairement à la plupart des lecteurs MP4 traditionnels, l'iPod n'est pas utilisable en mode clé USB. Vous me direz sans doute que l'impossibilité de transférer ses musiques, vidéos et photos grâce à l'explorateur Windows n'est pas très préjudiciable, et vous aurez entièrement raison.
Pourquoi ? Car iTunes est un logiciel possédant de très nombreuses qualités. Ainsi, je ne vous mentirais pas en vous disant que l'utilisation d'iTunes, au quotidien, devient rapidement jubilatoire et reposante pour l'esprit : l'impossibilité de créer des dossiers, les synchronisations incessantes, ou encore l'impossibilité de transférer des fichiers de l'iPod vers l'ordinateur, sont effectivement le lot quotidien de tout utilisateur d'iPod qui se respecte.
Un propriétarisme poussé à son paroxysme
2e raison : m'avoir réconcilié avec Windows.
Outre la présence appréciée d'iTunes, l'iPod peut se targuer de concurrencer Windows sur le chemin du propriétarisme. Ou pas. En effet, j'avoue qu'après avoir passé une semaine en compagnie de mon iTouch, mes préjugés ont été remis en cause. Oui, je peux remercier Apple, car en utilisant Windows Vista pour rédiger cet édito, je me sens revivre : j'ai enfin compris que, non, Windows n'est pas le système le plus propriétaire du marché !
Vous avez bien lu, et au risque de me faire des ennemis, Windows est vrai bol d'air frai. J'y installe ce que je veux, sans passer par un App Store n'autorisant l'installation
des applications tolérées seulement. Je ne vis pas la peur au ventre, craignant que mes logiciels ne soient supprimés par
un bouton tueur. Mieux encore, en surfant sur le Web, j'ai l'honneur de visionner les dizaines de publicités au format Flash, grâce au plug-in Adobe Flash Player que Windows
a bien voulu me laisser installer.
Une centralisation étouffante
3e raison : iTunes prend soin de mon compte bancaire.
Je dois aussi remercier l'iPod pour une autre raison : m'avoir permis de me préparer au prochain fichage offert par le fichier
EDVIGE. En effet, pour télécharger des applications gratuites sur mon iTouch (oui, il y en a...), j'ai été invité (comprendre contraint) à créer un compte iTunes, tout en étant convié (comprendre...) à y adjoindre mes informations bancaires... Oui, je sais, c'est compliqué.
Les mauvaises langues, dont je ne fais pas partie, me diront que c'est pour mieux vider mon portefeuille (déjà bien léger), à cause de
l'omniprésence d'iTunes lors de l'utilisation de l'iPod. Personnellement, je n'irais pas jusque-là...
L'iPod, un état d'esprit...
... ou pas !
Après ce bref passage en revue, je comprends donc mieux le succès commercial de l'iPod.
En effet, qui ne rêve pas de posséder un appareil avec lequel il ne peut faire ce qu'il souhaite ? Qui ne rêve pas de posséder un appareil qu'il ne contrôle pas ? Qui ne rêve pas de relancer la croissance et l'économie mondiale en dévalisant l'iTunes Store ? Tout le monde, mais sûrement pas moi.