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De grands noms du piratage passent au légal

Dans le contexte de la loi HADOPI en France, destinée à punir les téléchargements illégaux de contenus multimédias, de plus en plus de sites dits illégaux ferment. Qu’ils mettent à disposition, de manière illégale, des contenus protégés par droits d’auteurs ou qu’ils diffusent des films ou séries télévisées, tous sont inquiétés par la justice française.

Dans ce genre d’affaires, on pensera notamment à la récente fermeture du plus gros tracker Bittorrent (site résumant les transferts s’opérant avec le protocole Bittorrent) français, Snowtigers, dont les administrateurs ont été arrêtés et interrogés par la justice. Du côté des sites de streaming, on pensera à Fedbac.tv, annuaire proposant une multitude de liens pour visionner, sur Internet, des films et séries télévisées en français.

Mais ces affaires ne sont pas limitées au seul territoire français. On s’aperçoit en effet qu’à travers le monde, de plus en plus d’administrateurs de sites de piratage ont des déboires avec la justice, et préfèrent souvent fermer leurs sites… ou passer au légal.

Le cas The Pirate Bay

L’affaire qui a fait le plus de bruit dans le monde du piratage, c’est celle de The Pirate Bay : poursuivis en justice, ses administrateurs ont été condamnés à de la prison ferme, et à verser des dommages et intérêts aux industries incriminées (disques, jeux vidéos, etc.). Lassés de tous ces combats judiciaires, les administrateurs du site ont succombé aux avances de la firme suédoise Global Gamin Factory X, spécialisée dans l’édition de logiciels. Ce rachat, estimé à 5,5 millions de dollars, permettrait à son nouveau propriétaire de mettre en avant la diffusion de contenus légaux via Bittorrent, tout en rémunérant les ayant droits.

On commence tout juste à en savoir plus sur le modèle adopté par le nouveau The Pirate Bay. C’est ainsi un abonnement mensuel qui permettra aux utilisateurs du site de partager les contenus. On ne connaît pas encore le montant de l’abonnement, mais pour fidéliser au maximum les utilisateurs, la firme suédoise aurait d’ores et déjà pensé à un système qui permet aux utilisateurs qui partagent le plus de payer moins cher leur abonnement. L’argent récolté servirait alors à rémunérer les ayants droit, et chacun y trouverait donc son compte.

Reste maintenant à savoir si les utilisateurs vont accrocher à ce nouveau système, ou si un autre tracker va prendre la relève. À ce propos, il semblerait que les administrateurs de The Pirate Bay n’aient pas attendu longtemps avant de proposer un nouveau site : voyez par vous-même.

Le cas Kazaa

Lorsqu’Internet s’est démocratisé en France, Kazaa était l’une des références dans le téléchargement illégal de fichiers. Mais au fur et à mesure des années, Kazaa fut de moins en moins utilisé, au profit d’eMule.

Le dernier coup porté à Kazaa fut une condamnation en 2005, où la société éditrice, Sharman Networks, fut accusée de promouvoir le piratage via son logiciel. On n’entendit plus parler officiellement de Kazaa jusqu’à aujourd’hui, où l’on apprend que le logiciel s’est recyclé, à l’instar de The Pirate Bay, dans le légal.


Ici, il n’est en aucun cas question de lancer un nouveau concept. On reste dans du classique : une plateforme musicale proposant des fichiers audio verrouillés par DRM, avec une limite d’écoute à 3 ordinateurs tournant sous Windows uniquement. Lancé aux États-Unis seulement, ce service fonctionne également via un abonnement mensuel de 20 euros.

Il n’y a aucun doute sur le fait que ces deux grands noms du piratage d’autrefois possédaient une grande communauté. Leur passage à des solutions légales a dû être motivé par ce potentiel de clients qui connaissent déjà bien l’image des deux sociétés. Cependant, tout reste à faire et rien ne garantit que les utilisateurs vont opter pour ce changement de situation, préférant peut-être la solution du « tout gratuit ».

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