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La troisième bêta d’Opera 10 en détails !

La troisième bêta d’Opera 10 en détails !

Après huit mois de développement et plus de trois ans après la sortie d'Opera 9.0, la firme norvégienne éditrice du navigateur Web Opera nous présente, aujourd'hui, la troisième version bêta de ce qui deviendra bientôt « Opera 10 ».

Avec une apparence complètement remaniée par le designer Jon Hicks, dont les œuvres sont internationalement connues (auteur, entre autres, du logo de Mozilla Firefox, de celui de Mozilla Thunderbird et de beaucoup d'autres choses), un correcteur orthographique qui met en évidence les fautes en temps réel pendant la frappe, des mises à jour automatiques, de la mise en forme avancée dans les courriels ainsi que de nombreuses autres choses, Opera 10 bêta 3 se présente comme la version d'Opera la plus facile et la plus confortable à utiliser pour les utilisateurs lambda !

Capture d'écran du message automatique envoyé à tous les utilisateurs d'Opera Mail, le client mail de Opera 10. Il remercie ses utilisateurs de l'utiliser et propose plusieurs tutoriaux pour apprendre à l'utiliser. Capture d'écran pendant la rédaction d'un message avec de la mise en forme avancée dans Opera Mail. L'usage de polices variées et même d'images est de rigueur !
Captures d'écran de l'innovant courielleur d'Opera 10 !

Les nouveautés marquantes d'Opera 10

L'apparence

Depuis longtemps, Opera aborde un look particulier. Contrairement aux navigateurs habituels, il n'utilise pas - ou peu - l'interface native du système d'exploitation. En effet, depuis longtemps, Opera Software fait appel à des designers pour rendre son interface attractive, allant même jusqu'à prétendre en 2008, après la sortie d'Opera 9.5, qu'il était « le plus rapide et le plus beau navigateur de la planète ».

Capture d'écran de Opera 9.27 Capture d'écran de Opera 9.64 Capture d'écran de Opera 10.00
De gauche à droite : Opera 9.27 (2007-2008), Opera 9.64 (2008), Opera 10 (2009)

À l'instar de Mozilla Firefox, Opera propose son propre système d'habillages. En outre, il permet la personalisation du thème par l'utilisateur, qui peut alors choisir une couleur d'ambiance qui s'appliquera au dessus du thème par défaut, afin que celui-ci colle mieux à ses attentes. Concrétement, si son interface est dans les tons bleus, il lui sera alors possible, en quelques cliques, de donner une ambiance générale bleue à Opera.

Si cette attitude vis-à-vis de l'apparence est très peu répandue dans les programmes destinés à Microsoft Windows, elle est pourtant particulièrement présente chez Apple, qui va parfois jusqu'à établir une « charte graphique » expliquant aux designers comment maintenir leur interface cohérente avec le reste du système d'exploitation.

Capture d'écran du logiciel « Bodega » qui propose une liste d'applications à installer à la manière d'un « AppStore », il est dôté d'un très joli design.
Bodega, un magasin d'applications pour Mac OS X

Cette utilisation d'une interface spécifique au navigateur vaut à Opera l'indignation de certains utilisateurs, souvent plus habitués au thème natif de leur système d'exploitation. Ainsi, pour répondre à leurs demandes, Opera a été dôté de thèmes dits « natifs ». Ceux-ci se basent sur les contrôles et objets natifs du système d'exploitation. Mac OS X bénéficie même d'un thème spécialement dessiné pour lui, mais il reste possible aux utilisateurs de Mac OS X d'utiliser le thème standard d'Opera.

En plus d'un thème revu et corrigé, Opera 10 comprend plusieurs ajouts notables dans son interface graphique. Ainsi, on remarquera particulièrement la possibilité de déplier les onglets, afin de les transformer en vignettes. Cela permet ainsi de bénéficier d'un aperçu rapide du contenu de chaque onglet. Dans cette nouvelle bêta 3, il est aussi possible de placer les onglets sous forme de vignettes à gauche, à droite, en haut ou en bas de la fenêtre d'Opera.

Capture d'écran d'Opera 10 avec les onglets dépliés sur le côté gauche de l'écran Capture d'écran d'Opera 10 avec les onglets dépliés sur le haut de l'écran

Le champ de recherche placé par défaut en haut à droite de la fenêtre du navigateur se dôte, quant à lui, d'une petite barre de redimentionnement offrant la possibilité, à l'utilisateur, de choisir sa taille.

Le « Speed Dial », une méthode très graphique permettant d'afficher ses favoris sous forme de vignettes, par défaut présenté à l'ouverture de chaque nouvel onglets, a lui aussi évolué graphiquement ! Désormais, il est personalisable, puisqu'il permet à l'utilisateur de choisir le nombre de vignettes qu'il désire afficher. Différentes autres options sont ainsi proposées à l'utilisateur, comme la possibilité d'utiliser une image d'arrière plan. De quoi faire de très belles choses !

Un utilisateur d'Opera vu de dos

Opera Turbo

Opera Software se soucie beaucoup des personnes disposant d'ordinateurs et périphériques mobiles modestes. Se satisfaisant de 64 Mo de RAM et d'un Pentium II, il est l'un des rares navigateurs à toujours fonctionner sous Windows 95 et 98. L'une de ses déclinaisons mobiles, Opera Mini, pourrait fonctionner sur plus de 700 millions de téléphones portables !

Après s'être longtemps souciée de rendre son navigateur utilisable sur le plus de plateformes possible, la firme norvégienne s'attaque aujourd'hui à un autre problème : la vitesse de connexion. Vous vous dites probablement qu'avec votre connexion à 8Mb/s, il n'y a aucun « problème » avec la vitesse de chargement des pages Web. Néanmoins, en France par exemple, alors que l'on parle de la fibre optique à Paris, l'ADSL est loin d'avoir percé partout. En effet, de nombreuses zones ne peuvent bénéficier de plus de 512Kb/s, ou doivent se contenter de 56Kb/s.

Prenant ce problème à cœur, Opera Software offrira, dans Opera 10, la technologie « Opera Turbo ». Celle-ci permet à tous ses utilisateurs d'accéder aux lourdes pages Web, rapidement, même si leur connexion est très lente. Opera Turbo est simplement un proxy qui compresse toutes les données qu'il reçoit avant de vous les envoyer. Même si l'idée peut faire sourire, les gains d'espace après compression sont flagrants ! Si la page d'accueil de Net-Actuality pèse 460153 Octets (449 Ko) en temps normal, Opera Turbo la réduit à 156821 Octets (153Ko), soit 2,9 fois plus légère ! C'est un gain théorique de 43 secondes, pour une connexion 56Kb/s ; 5 secondes en 512Kb/s.

Un moteur de rendu plus performant et respectueux des standards du web

Opera est considéré, à l'instar de Safari, comme l'un des navigateurs les plus respectueux des standards du Web, réussissant avec succès le populaire test Acid 2. Ce dernier permet aux développeurs de navigateurs Web de vérifier que leur implémentation des standards est correcte.

Si ce test est passé avec succès depuis juin 2006, Opera 10 se confronte désormais à la nouvelle génération de tests de conformités aux standards du Web, dite « Acid Test 3 ». Beaucoup plus généraliste que le précédent, l'Acid Test 3 vérifie la bonne implémentation de nombreux éléments du DOM, de la technologies d'images vectorielle « SVG » et beaucoup d'autres choses. Il est, avec Safari 4, le seul navigateur à ce jour passant deux des trois étapes du test. Tous les tests sont donc passés avec succès, et l'affichage final ne comprend aucun bogue. Néanmoins, la vitesse d'exécution et le nombre d'images affichées à la seconde pendant le test sont pour le moment insuffisantes dans Opera 10 bêta 3.

Capture d'écran d'Opera 10 affichant un score de 100 / 100 au Acid Test 3

En outre, Opera 10 offre aux développeurs de sites Web la possibilité d'utiliser toujours plus de nouvelles technologies. Les « WebFonts » permettent par exemple à un designer de créer sa propre police d'écriture et de l'utiliser sur ses pages Web, sans avoir recourt à des images. Les images étant très difficiles à décrypter par des lecteurs d'écrans, elles posent de gros problèmes d'accéssibilité pour les personnes souffrant d'un trouble visuel, d'où l'intérêt de la fonctionnalité. Les « WebForms » de HTML 5 permettent, quant à elles, la création de formulaires riches, sans même avoir reccourt à Javascript. Le SVG, pour sa part, permet la création de designs et d'images vectorielles pouvant être facilement générées dynamiquement, pour l'affichage de statistiques par exemple. Pour plus d'informations relatives aux nouveaux standards du Web disponibles dans Opera 10, voir ici !

Capture d'écran de « Canvascape » prototype de jeu en 3D dans Opera 10 Capture d'écran illustrant l'utilisation de « WebFonts » sur une page HTML
Capture d'écran illustrant l'utilisation de « WebFonts » sur une page HTML Capture d'écran illustrant l'utilisation de « WebFonts » dans un document SVG.
Opera 10 est maintenant paré pour la prochaine génération d'applications Web !

Une nouvelle version du moteur de rendu Javascript, « Futurhark », est utilisée dans Opera 10. Celle-ci offre des performances largement revues à la hausse, qui se ressentent tout particulièrement lors de la navigation sur des sites très fournis en Javascript et en « Ajax », tels que Facebook ou Gmail.

Mises à jour et rapports de plantages automatisés

Si Microsoft incorpore depuis des années l'outil Windows Update dans son système d'exploitation et que Firefox se met à jour automatiquement, le navigateur norvégien ne proposait jusqu'à aujourd'hui aucun module de mises à jour automatisées. En effet, il se contentait d'un avertissement informant qu'une nouvelle version était disponible, en invitant l'utilisateur à aller la télécharger sur Opera.com. Avec Opera 10, un véritable module de mises à jour sera fourni, offrant diverses options, comme le téléchargement des nouvelles bêta et versions expérimentales, ou la mise à jour de certains composants spécifiques d'Opera.

Si, depuis 2003, Opera proposait directement, depuis son interface, de signaler des soucis de compatibilité avec un site Web, il n'intégrait pas d'outil de rapports de crashs. C'est maintenant chose faite ! Grâce à cet outil, l'envoi de rapport d'erreurs sera beaucoup moins fastidieux qu'auparavant, et offre même une zone facultative destinée à décrire les manipulations que vous avez réalisées pour provoquer ce bogue.

Une liste plus complète des nouveautés introduites par Opera 10 est disponible ici.

À propos d'Opera Software...

Logo de Opera Software

Opera Software est une société norvégienne fondée par Jon Stephenson Von Tetzchner et Geir Ivarsøy en 1995, dont la principale activité est d'éditer le navigateur Web « Opera » ainsi que quelques services Web généralement liés à ce navigateur, tel que My Opera, communauté officielle des utilisateurs de Opera dans le monde. Traduit dans 17 langues différentes, My Opera fait partie des plus grands réseaux sociaux de l'Internet, avec plus de 2,5 millions de membres en juillet 2009.

Les fonctionnalités offertes par ce service sont variées et permettent, par exemple, la création de blogues et de forums. Une partie du service est entièrement consacrée au navigateur Opera et à la création de nouvelles peaux (skins), fonds d'écrans et personnalisations en tout genre. Plusieurs services sont inter-connectés avec My Opera, comme Opera Link. Ce service permet la synchronisation des données et est par défaut inclus dans le navigateur Opera ; il permet ainsi le partage de signets et d'informations diverses entre les différents navigateurs Opera, instantanément.

Le navigateur Opera connaît un succès relatif sur les ordinateurs. Selon des statistiques réalisées par StatCounter, il est très en vogue dans les pays d'Europe Centrale et Europe de l'Est, comme la Russie où Opera s'accapare 38% du marché des navigateurs, l'Ukraine (44%), la Géorgie (47%), et dépasse même la barre symbolique des 50% en Biélorussie !

S'il est assez populaire dans les régions citées ci-dessus, il l'est beaucoup moins dans d'autres endroits du globe, comme les États-Unis d'Amérique, où il dispose, selon OneStat.com, de moins de 1% du marché.

Mais Opera Software se rattrape très fort sur un marché connexe, celui des navigateurs Web pour téléphones portables et dispositifs embarqués (consoles de jeux, PDA, etc.). Son navigateur, « Opera Mini », se targue en effet d'être le navigateur le plus populaire au monde, sur téléphones portables, avec plus de 23 millions d'utilisateurs réguliers (mai 2009).

La principale source de revenus d'Opera Software (75 - 80%) provient des dispositifs mobiles, grâce à des partenariats avec Nokia, Motorola, Archos et une quantité d'autres fabricants d'appareils mobiles. Les consoles de jeux sont aussi un marché où Opera Software vend des versions personnalisées de son navigateur, comme sur Nintendo Wii et Nintendo DS.

Site officiel d'Opera Software (Multilangues, français)
Communauté des utilisateurs d'Opera officielle (Multilangues, français)
Communauté francophone non officielle des utilisateurs francophones d'Opera (Français)

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