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J'ai testé Seven pour vous : mes impressions !

J'ai testé Seven pour vous : mes impressions !

L'événement de cette fin d'année est sans conteste la future sortie de Windows 7, le remplaçant tant attendu du bien mal aimé Vista. En effet, ce dernier nous a tellement déçus qu'on a attendu le nouveau système d'exploitation du géant du logiciel comme le messie. Profitant d'un peu de temps libre, j'ai eu la possibilité de tester Seven. Mes impressions *, à chaud.


Le bureau de Seven, avec quelques gadgets.

Avant propos

* Une impression, c'est « l'effet produit sur quelqu'un » ou encore « l'opinion que l'on se fait rapidement de quelqu'un ou quelque chose » selon L'internaute.com.

Comprenez donc par là que ce billet ne se basera pas sur des tests pointilleux et des études poussées, ni n'aura pour vocation d'être un résumé exhaustif des nouveautés proposées par Seven, puisque cela est déjà très bien fait sur une pléiade de sites. Il traduira simplement la vision d'un « geek » qui touche « un peu » à l'informatique, après avoir testé ce système d'exploitation pendant plusieurs jours.

Avant de commencer, il ne me reste plus qu'à préciser la signification des couleurs de mes verdicts. Le rouge signifiera que je n'ai pas aimé. Le bleu montrera que j'étais dubitatif, c'est-à-dire partagé entre intérêt et désintérêt. Le vert, enfin, symbolisera mon intérêt pour la fonctionnalité.

Maintenant que tout est dit, commençons !

Les performances

La configuration minimale

L'un des points noirs de Vista, c'était sa lourdeur. La configuration minimale que devait embarquer un ordinateur pour le faire tourner de manière « optimale » était de 512mo de mémoire vive, de 800mhz pour le processeur et de 10go pour le disque dur. Dans la pratique, il s'était avéré que le géant du logiciel avait été très optimiste, dans la mesure où bien des configurations supérieures ou égales à celle-ci avaient eu du mal à faire tourner de manière optimale Vista.

Même si Windows 7 est censé être plus léger, ses configurations minimales sont à la hausse, ce qui peut paraître paradoxal à première vue. Ainsi, la configuration minimale est de 1go de mémoire vive, de 1go pour le processeur et de 16go pour le disque dur (version 32bits). Sans doute est-ce un moyen, pour Microsoft, d'éviter de reproduire le scénario Vista, c'est-à-dire intégrer Seven à des machines que l'on sait pertinemment pas assez puissantes.


À configuration équivalente, le PC est mieux noté par Seven que par Vista.

Verdict : Même s'il y a une légère hausse de la configuration minimale requise, celle-ci n'a pas flambé entre les deux systèmes d'exploitation, comme cela avait été le cas avec entre XP et Vista. À condition que votre ordinateur soit récent, Seven devrait donc pouvoir tourner dessus. Mieux, même si Vista tournait mal sur votre ordinateur, Windows 7 tournera peut-être sans problème sur votre bête de course

Les vitesses

Rentrons maintenant dans le vif du sujet : les temps de démarrage (boot) et de lancement d'applications. Sous Vista, nul ne peut nier qu'ils étaient bien souvent catastrophiques. De manière générale, Seven est bien plus fluide, que ce soit lors du lancement d'applications ou de la réalisation d'opérations habituelles, voire même lors de l'installation ! Celle-ci m'a, en effet, surpris par sa rapidité, puisqu'elle a été bouclée en seulement 20 petites minutes.

Attention toutefois à ne pas vous attendre à retrouver une fluidité digne des Windows 98 et compagnie, car ce n'est pas le cas, même si l'amélioration est plus que palpable. Le transfert de fichiers semble, lui aussi, plus rapide. Pour ce qui est du boot par contre, je n'ai constaté aucune amélioration perceptible pour le quidam moyen.

Verdict : Microsoft nous offre un système beaucoup plus rapide et fluide. Après la catastrophe Vista, c'est une réelle délivrance.

L'énergie

De beaux efforts ont, là aussi, été faits en matière d'économie d'énergie. Sous le capot d'abord, puisque Microsoft a optimisé la consommation de son système d'exploitation sans que cela ne soit visible, mais aussi dans les nouvelles possibilités de configuration. Ainsi, j'ai particulièrement apprécié la possibilité de diminuer la luminosité de l'écran après une certaine période d'inactivité.


Gauche : configuration des actions lorsque le capot est fermé ou le bouton d'alimentation pressé / Droite : configuration des options d'alimentation.

Verdict : Même si ça paraît ridicule, on grappille au final quelques minutes par-ci, par-là, et c'est fort appréciable. Bon point.

L'interface

La barre des tâches

Le changement le plus flagrant se situe au niveau de la nouvelle barre des tâches. S'inspirant du célèbre Dock de Mac, les logiciels ouverts y sont désormais listés grâce à leurs icônes respectives. De ce fait, elle n'affiche plus le titre des fenêtres ouvertes, ce qui peut poser problème pour savoir ce que l'on va ouvrir. C'est pour cette raison que des miniatures des fenêtres sont affichées si vous survolez les icônes. À son tour, si vous survolez une miniature, la fenêtre qu'elle représente sera furtivement affichée sur l'écran en taille réelle.


La nouvelle barre des tâches.

Notons, pour finir, l'amélioration de la zone de notification, puisqu'il est dorénavant possible de choisir au cas par cas l'affichage ou le masquage des icônes qui s'y trouvent. Cela est appréciable, dans la mesure où la est zone devient bien moins dense que ce que pouvaient proposer les prédécesseurs de Seven.

Verdict : C'est beau, ça prend moins de place, c'est nouveau. C'est cool.

Sauf qu'après dix minutes d'utilisation, ça devient vite un peu... agaçant.

Un exemple concret : la zone de lancement rapide m'a toujours permis d'ouvrir une nouvelle instance de Firefox en un clic seulement. En effet, en cliquant sur l'icône du logiciel, une nouvelle fenêtre s'ouvrait directement. Avec ce nouveau système d'icône cependant, si une fenêtre du logiciel est déjà ouverte, celle-ci est rattachée à l'icône de lancement rapide. Par conséquent, cliquer sur celle-ci n'ouvrira pas de nouvelle instance du logiciel, vous obligeant à effectuer un clique droit sur l'icône afin de choisir, dans la liste qui s'affiche, l'option permettant d'ouvrir une nouvelle fenêtre.


Gauche : cliquez sur l'icône du logiciel pour afficher les miniatures de ses fenêtres / Centre : survolez la miniature, et la fenêtre correspondante s'affiche en fondu / Droite : configurez les icônes à masquer ou afficher dans la zone de notification.

Quant au système de miniatures, celui-ci pose quelques problèmes de confidentialité. En effet, dans la mesure où les noms des fenêtres ne sont plus spécifiés directement dans la barre des tâches et que toutes les instances d'un logiciel sont rattachées à une même icône, il est désormais obligatoire d'utiliser le système de miniatures pour choisir la fenêtre du logiciel à ouvrir... Sauf que l'utilisateur n'a pas forcément envie que l'ensemble des personnes autour de lui sachent ce que contiennent les fenêtres !

Verdict : Une barre des tâches qui pourra finalement vite devenir fatigante au quotidien.

Les jump-list

Voilà une nouveauté qui me laisse assez perplexe.

Kézako ?

C'est simple : vous faites un clic droit sur l'une des icônes de la barre des tâches, et Windows vous propose une liste des derniers documents ouverts avec ce logiciel. Vraiment utile ? Quid de la confidentialité ? Pour cette utilisation, vous l'aurez compris, je suis donc plutôt perplexe.

Par contre, là où ça peut devenir très intéressant, c'est lorsque cette jump-list vous permet d'effectuer des actions rapides sans avoir à ouvrir le logiciel. Je m'explique en prenant l'exemple de Windows Live Messenger : un simple clique droit permet de modifier directement votre statut, voire de vous déconnecter, sans ouvrir la fenêtre principale du logiciel. Sympa, non ?

Une idée reprise dans le menu démarrer pour certains des programmes les plus utilisés, et symbolisée par une petite flèche.


Gauche : une jump-list typique et ratée / Droite : une jump-list atypique et réussie.

Verdict : Si le logiciel utilise bien cette fonctionnalité, celle-ci peut donc se révéler être une véritable petite merveille. Réduite à un rôle d'historique ou systématiquement utilisée sans réel apport, elle aura peu d'intérêt selon-moi et pourrait même vite se montrer lourde et intrusive.

Les Aero « bidules »

Commençons avec Aero Shake. Comme son nom l'indique, cette fonctionnalité permet de réduire, dans la barre des tâches, l'ensemble des fenêtres ouvertes dans la session, en secouant la fenêtre que vous souhaitez garder.

Exemple pratique : je suis occupé avec l'explorateur Windows, mais j'ai 15 fenêtres d'ouvertes en même temps, donc je ne m'y retrouve plus. J'attrape donc la barre de titre de l'explorateur Windows, je la secoue avec la souris (de haut en bas ou de gauche à droite), et l'ensemble des fenêtres passe dans la barre des tâches.

Verdict : Pas mal, même si l'utilisation de combinaisons de touches est bien plus rapide. Une fonctionnalité que je trouve surtout destinée à Mme Michu.

Dans le même genre, Aero Peek est un nouveau nom pompeux pour l'ancienne option « Afficher le bureau » (qui reste disponible : cliquez sur le petit rectangle situé à l'extrême droite de la barre des tâches pour masquer toutes les fenêtres). Si le nom change, c'est que l'option a été améliorée : en survolant le bouton, le contenu des fenêtres est remplacé par leur encadrement, ou leur squelette si vous préférez.


Gauche : voilà un bureau un peu trop rempli... / Droite : après un passage par la case « rectangle Aero Peek », il n'y a plus que les squelettes des fenêtres !

Verdict : Euh... génial. Non, j'blague ! Bah ouais, ça donne la même chose que l'option « Afficher le bureau » qui existe depuis longtemps sous Windows. Je ne vois pas où est l'amélioration, si ce n'est l'esthétique.

On finit avec Aero Snap. Une fonctionnalité ma foi plutôt intéressante, qui concerne toujours la manipulation des fenêtres. Elle permet de s'affranchir du bouton « Agrandir/rétrécir » (ancrage) de la barre de titre. Votre fenêtre est déjà agrandie ? Saisissez-la et bougez-la, elle sera réduite. Elle est déjà réduite ? Saisissez-la et déplacez-la vers le bord haut de votre écran, elle sera agrandie (ou double cliquez sur la barre de titre). Vous pouvez aussi la saisir et la déplacer vers la bordure gauche de l'écran : celle-ci s'ancrera de ce côté de l'écran en prenant 50% de la taille de celui-ci, et vice versa pour l'aligner à droite. Cela permet ainsi de travailler avec deux fenêtres côte à côte.


Gauche : On sélectionne la fenêtre et on la déplace vers la bordure droite / Droite : Ô, magie, la fenêtre s'y colle !

Verdict : Super ! Une fonctionnalité toute bête, qui améliore pourtant considérablement l'ergonomie. Je vois déjà les mauvaises langues me dire qu'on pouvait déjà faire tout ça avant, manuellement : oui, mais avec un peu plus de travail ! J'aime et j'assume

La personnalisation

Je passerais sur l'ajout de nouveaux fonds d'écran et autres icônes permettant d'illustrer le compte utilisateur, car c'est typique à chaque nouvelle version de Windows. Cependant, une nouveauté pourra plaire à certains : la possibilité de faire un diaporama des fonds d'écran, en choisissant la vitesse de défilement.

Dans le même genre, on pourra apprécier l'effort de Microsoft de revoir entièrement les options de personnalisation de l'interface. Deux fenêtres regroupent désormais la plupart des options : une destinée à régler la résolution, les écrans supplémentaires, etc., et l'autre destinée à régler l'écran de veille, le fond d'écran, le style des fenêtres, etc. Et directement accessibles depuis un clic droit sur le bureau, s'il vous plaît !


Gauche : permet de régler la résolution, de choisir l'écran, etc. / Droite : permet de régler le fond d'écran, l'écran de veille, le style des fenêtres, etc.

Le réseau

Le centre réseau et Wifi

Microsoft a revu la majeure partie de son système de gestion des réseaux. Ainsi le centre Réseau et partage se veut plus simple qu'auparavant selon Microsoft...

Verdict : Personnellement, je le trouve toujours aussi peu pratique que celui de Vista, car il est saturé d'options, même si le géant du logiciel a fait un effort pour y hiérarchiser les informations.


Gauche : la fameuse liste des réseaux Wifi, à même la barre des tâches / Droite : le nouveau centre « Réseau et partage ».

Une fonctionnalité bien sympathique est l'affichage des réseaux Wifi disponibles, cela directement depuis la barre des tâches, comme sous Gnome ! Par conséquent, il n'est plus nécessaire d'ouvrir la fenêtre adéquate.

Verdict : Plus rapide et pratique, le paresseux qui sommeille en moi est ravi !

Les groupes résidentiels

Attention, voici l'une des autres nouveautés phares de Windows 7. Aussi appelés Homegroup, les groupes résidentiels remplacent les célèbres « favoris réseaux » et partages. Concrètement, vous commencez par créer votre groupe résidentiel, vous sélectionnez quelles librairies vous souhaitez partager (vidéos, images, imprimantes...), puis vous obtenez un mot de passe que les autres ordinateurs devront utiliser pour pouvoir se connecter à votre réseau privé. Ensuite, il vous suffit de rattacher vos autres ordinateurs à ce groupe, grâce au mot de passe donné lors de sa création. Cela vous ouvre alors l'accès aux fichiers partagés, tout en vous permettant de choisir, là aussi, les fichiers que vous souhaitez partager avec les autres ordinateurs du groupe.


Le processus de création de groupe résidentiel.

Sauf que ça ne fonctionne qu'avec des ordinateurs équipés de Seven... Donc, si vous possédez des PC sous XP ou Vista, ils ne seront pas compatibles avec ce système, et il faudra passer par l'ancien système, nommé « Réseau » ([mode agacé]bonne chance pour le retrouver ![/mode agacé]).

Le plus, par rapport aux partages traditionnels ? Bah... rien ? Si, si ! La sécurité, grâce au mot de passe. Et la mise en partage automatique des librairies (hum hum).


Gauche : la fenêtre de configuration de l'Homegroup / Droite : le mot de passe qui vous permettra d'accéder au groupe résidentiel.

Verdict : Beaucoup de bruit pour pas grand-chose... car on pouvait déjà faire ça sans problème, et tout aussi facilement, sans paramétrages qui n'en finissent pas, avec les partages classiques. De plus, son absence de compatibilité avec les anciens systèmes réduit encore plus son intérêt. N'ayant pas pu tester ces groupes résidentiels avec un autre PC sous Seven, dur d'évaluer le système convenablement. De ce que j'en ai vu cependant, c'est un véritable pétard mouillé.

Au cas où le génie des groupes résidentiels m'aurait échappé, n'hésitez donc pas à m'éclairer !

Le matériel

Les pilotes

Ce qui m'a un peu agacé, ce sont les lacunes persistantes de Windows 7 en matière de pilotes. L'une des raisons de l'échec de Vista était, entre autres, sa mauvaise gestion des pilotes. Seven étant basé sur le même noyau que Vista (6.1 contre 6.0), celui-ci devait profiter de la mise à jour des pilotes effectuées par les fabricants durant la transition Vista. La plupart des pilotes et des logiciels compatibles Vista fonctionnent ainsi sous Windows 7.


Le gestionnaire de périphériques nous signale que quelques périphériques n'ont pas été installés.

Malheureusement, cela ne suffit pas à combler les lacunes prises par Microsoft dans ce domaine. Vous allez me dire : « on ne peut pas le blâmer, car c'est avant tout aux éditeurs de mettre à jour leurs pilotes ». Certes, mais Microsoft n'a pas d'excuse lorsque ces pilotes existent déjà ! Ainsi, sur deux installations différentes, j'ai fait face à de nombreux problèmes :

  • Configuration 1 : le programme d'installation n'a pas reconnu le disque dur + les pilotes de la carte graphique (ATI Radeon Xpress) et de la carte son Realtek n'ont pas été installés ;
  • Configuration 2 : les pilotes de la carte graphique nVidia GeForce GO 7300 n'ont pas été installés.

Notons que Linux, lui, aura tout reconnu, sans broncher, dès le premier boot (Ubuntu 7.04). Qui a dit que Linux avait de sérieuses lacunes en matière de pilotes ? Signalons toutefois que certaines personnes ont été surprises, en bon, par la gestion des pilotes de Windows 7... Donc, la bonne ou la mauvaise surprise dépendra avant tout de votre configuration !


L'assistant essaie de trouver les pilotes, sans succès. Pire, il ne propose pas de les installer manuellement.

Cela me permet d'ailleurs d'embrayer sur l'installation de drivers, que j'ai trouvée... comment dire... fatigante ? En effet, dès qu'un périphérique est « inconnu », Microsoft cherche automatiquement – et pendant des plombes – un supposé pilote qu'il ne trouve bien entendu jamais. Une fois la recherche finie, il ne propose pourtant pas à l'utilisateur de choisir manuellement l'emplacement où se trouvent les pilotes. Il lui faut donc chercher, pendant un quart d'heure, où la fonctionnalité d'installation manuelle de pilotes a été délocalisée : fatigant !

Verdict :
Les lignes précédentes parlent d'elles-mêmes.

Les périphériques

Niveau périphériques, des progrès ont été apportés, selon Microsoft. Je reste là aussi perplexe. En effet, Seven nous offre une nouvelle fenêtre « Périphériques et imprimantes », accessible depuis le Panneau de configuration.

Kézako ?

C'est un gestionnaire de périphériques, en plus clair et plus accessible pour Mme Michu. L'initiative est louable, mais elle serait plus efficace si les périphériques étaient tous listés, car j'ai dû repasser sur le bon vieux gestionnaire à plusieurs reprises, cette nouvelle interface ne listant pas les périphériques qui m'intéressaient.


Gauche : le nouveau centre « Périphériques et imprimantes » / Droite : L'infatigable « Gestionnaire de périphériques ».

Verdict : L'idée tombe un peu à l'eau, même si l'intention est louable. Dommage.

On a aussi l'apparition d'un Device Stage, qui permet de mieux intégrer à Windows les périphériques tels que les baladeurs MP3, les imprimantes, etc. Pour cela, Windows vous donne des informations sur ces derniers, comme le niveau de batterie par exemple. Malheureusement, aucun de mes périphériques n'étant compatible, je n'ai pas pu tester la fonctionnalité.

Verdict : Bonne idée, mais peu d'intérêt dans l'immédiat, vu que tous les appareils ne sont pas supportés. Une fonctionnalité qu'il faut clairement voir mûrir pour en mesurer le potentiel.

Le système

L'UAC

L'UAC, vous ne connaissez pas ? Mais, si, rappelez-vous... C'est ce truc qui vous *bip* en vous demandant toutes les dix secondes de valider une modification, afin de protéger votre ordinateur. Sauf qu'il était tellement chiant, que beaucoup l'avaient désactivé ou cliquaient machinalement « Oui » sans lire la mise en garde.


Le choix du niveau d'alerte de l'UAC.

Windows 7 se devait donc de rectifier le tir. Désormais, vous aurez ainsi quatre niveaux d'alerte, qui vont du plus intrusif (comprendre : *bip*), au moins intrusif. Vous pouvez donc choisir le niveau d'alerte que vous préférez, sachant que moins l'UAC sera bavard, moins votre sécurité sera assurée et moins l'envie vous viendra de jeter votre ordinateur par la fenêtre.

Verdict : J'ai tenu 5 minutes sur le niveau par défaut (l'avant-dernier sur l'échelle de la paranoïa). J'ai tenu 10 minutes sur le niveau inférieur (déjà mieux). Pour résumer, l'UAC est donc toujours aussi chiant, donc désactivé chez moi (hein, ce n'est pas bien, c'est mal... bouh... je sais, mais j'assume).

Les bibliothèques

Une nouveauté « majeure » qui ne m'a pourtant pas intéressé. Concrètement, ce sont des dossiers thématiques virtuels qui contiennent des références vers des dossiers de la même thématique. L'avantage est de permettre d'accéder plus facilement à vos dossiers.


Gauche : la bibliothèque s'affiche désormais lorsque l'on se rend dans « Documents » / Droite : Un exemple concret ; la bibliothèque des images.

Verdict : C'est une fonctionnalité qui ne m'a jamais intéressée, donc je ne l'ai pas beaucoup testée. Mais de ce que j'en ai vu, les bibliothèques ont l'air plutôt efficaces. Ce qui est dommage par contre, c'est que les bibliothèques prennent désormais le pas sur le bon vieux « Mes documents », pourtant simple mais redoutable.

Un système pas toujours très pratique

Même si des efforts ont été faits pour améliorer l'ergonomie, comme on l'a vu, Seven déstabilise parfois. Il m'aura ainsi fallu quinze minutes pour comprendre que Windows Update avait été délocalisé dans le « Panneau de configuration », rubrique « Système de Sécurité ». Dix minutes pour retrouver comment accéder au « Réseau » (« Ordinateur », puis colonne de gauche, en bas). Pareil pour installer un pilote manuellement. Etc.

Quant au panneau de configuration, Microsoft était fier de nous annoncer l'avoir rendu plus clair. Ce n'est pourtant pas mon impression, surtout lorsque l'on clique sur une rubrique. En effet, s'affiche alors une kyrielle de liens de toutes parts. Bref, il y a tellement de liens qu'on s'y perd et qu'on ne sait plus comment on a accédé à telle ou telle fonctionnalité de réglage la veille !


Gauche : une rubrique typique du « Panneau de configuration », avec profusion de liens / Droite : l'affichage des rubriques du « Panneau de configuration », par icônes.

Verdict : A nous faire un système « Mme Michu Ready », les utilisateurs habitués ne s'y retrouvent plus du tout et perdent du temps ! Que c'est rageant !

Les fonctionnalités

Windows Media Player et les codecs

Une nouveauté qu'on attendait depuis... des plombes, vient enfin d'être intégrée à Windows 7. Ce n'est rien d'autre que la prise en charge des principaux codecs vidéo et audio du marché par Seven, nativement. Non, vous ne rêvez pas, NATIVEMENT !

Verdict : Appréciable. Par contre, cela pourra provoquer une certaine nostalgie chez certains : en effet, finies les installations agaçantes de codecs afin de pouvoir lire vos vidéos ou fichiers musicaux

Comme lors de chaque mise à jour de son système d'exploitation, Microsoft en profite également pour modifier légèrement Windows Media Player. Niveau interface, ça bouge, avec le grand retour de l'encadrement de la fenêtre du lecteur, qui avait pourtant disparu depuis un petit moment (on observe d'ailleurs le même phénomène avec la nouvelle version de WLM). Bof. De plus, il fonctionne désormais selon un mode réduit ; la taille du lecteur s'ajuste automatiquement lors de son ouverture, qu'il s'agisse d'un morceau ou d'une vidéo. Dans le premier cas, il affiche alors la pochette de l'album. Dans les deux cas, les commandes de lecture ne s'afficheront que lors du survol de la fenêtre par la souris.


Gauche : WMP simplifié, sans les commandes et en musique / Droite : WMP simplifié, avec les commandes et en musique.


Gauche : WMP simplifié, sans les commandes et en vidéo... / Droite : WMP simplifié, avec les commandes (qui cachent les sous-titres... chouette) et en vidéo.

Si on peut trouver l'idée sympathique, ça devient vite agaçant lorsqu'il s'agit de vidéos, car les commandes masquent le bas de la vidéo (pratique s'il y a des sous-titres...). De plus, le logiciel ajoute alors une sorte de dégradé sur les bordures de la vidéo lors de l'affichage des commandes.

Le Remote Media Streaming permet, quant à lui, sans trop de configuration, d'accéder à vos médias depuis un ordinateur externe. Bien sûr, cela nécessite une connexion Internet un peu puissante et un compte Windows Live... Une autre nouveauté sympathique, mais qui pourrait aussi devenir agaçante, concerne la possibilité de reprendre une lecture là où celle-ci s'est arrêtée.

Quant à la barre des tâches, celle-ci affiche les commandes de lecture basiques de WMP ainsi qu'un aperçu de la vidéo en cours de lecture lors du survol de l'icône du logiciel. Une fonctionnalité qui était déjà disponible chez les prédécesseurs de Seven, et en mieux ! En effet, c'est ici moins bien, dans la mesure où l'on dispose de moins d'options de contrôle (plus de possibilité de modifier le volume ou encore de se « balader » dans la vidéo), et il n'est plus possible d'ancrer les commandes et l'aperçu dans la barre des tâches.


Windows Media Player s'invite dans la barre des tâches.

Verdict : Un logiciel que j'appréciais beaucoup, qui devient pourtant une véritable usine à gaz, laid et pas pratique. Franchement dommage... Heureusement que le mode réduit permet de masquer cette impression usine à gaz, qui ressort surtout lorsque l'on repasse en mode complet.

Les gadgets

Pas mis à jour depuis des lustres, certains des programmes intégrés à Windows ont subi un sérieux lifting. Ainsi, la calculatrice, Wordpad et Paint sont désormais basés sur l'interface plutôt réussie d'Office 2007.


Gauche : La célèbre « Calculatrice » / Centre : Paint rafraîchit / Droite : Non ce n'est pas Word, mais bien Wordpad !

Inutile donc indispensable, la reconnaissance d'écriture est amusante et plutôt efficace (« Menu démarrer », « Accessoires », « Tablet PC », puis « Panneau de saisie Tablet PC »). Une fonctionnalité qui se couple d'ailleurs à la prise en charge du multi-touch par Seven. Quant au pense-bête, c'est nouveau, non ?


1 : on écrit (avec sa souris dans notre exemple) / 2 : le texte est décodé par l'ordinateur. Possibilité de raturer le texte pour le supprimer / 3 : on peut insérer le texte reconnu dans une application !

Verdict : Les fonctionnalités restent quasiment identiques et les programmes bien trop basiques. C'est très dommageable, surtout lorsque les concurrents, comme Apple, misent justement sur tous ces petits logiciels intégrés au système d'exploitation. Malgré cela, avoir un système plus homogène est plutôt agréable. Mitigé donc.

Le son

En plus de permettre de gérer, comme à l'accoutumée, le volume sonore du périphérique audio, Windows 7 permet également d'appliquer des paramètres propres à chaque application, et c'est génial. Cela permet en effet d'avoir un son moins élevé pour un logiciel et plus élevé pour l'autre, et même de couper parallèlement le son d'un autre logiciel !

NB : Alex131089 me fait judicieusement remarquer, en commentaire, que cela existait déjà sous Vista... Effectivement, j'avais complétement zappé cette fonctionnalité sur ce dernier. Don acte. On dira qu'il n'est jamais trop tard pour (re)découvrir une système d'exploitation vieux de plusieurs années !


Le mélangeur de volume : une bonne surprise !

Conclusion

C'est donc l'un des Windows les plus aboutis qu'il m'ait été donné de voir. En effet, on sent que l'équipe responsable du projet a tenu compte des erreurs commises avec Vista afin d'enrichir Seven, en faisant de ce fait un système plutôt homogène, alors que Vista faisait parfois penser à une sorte de mutant qui collectionnait des fonctionnalités non mises à jour depuis des lustres et d'autres entièrement repensées. Si l'on juge Windows 7 sur ses performances et son ergonomie par rapport à Vista, c'est une grande réussite.

Pourtant, c'est l'un des Windows qui m'aura le moins fait saliver, le moins surpris, le moins enthousiasmé. Car, qu'on se le dise, c'est un Vista 2.0, donc dans la continuité, sans réel bouleversement. Microsoft a certes développé un bon système d'exploitation, fini, stable et rapide, pourtant bien trop frileux. En effet, il n'a pas osé prendre de véritables risques, ni de rupture, en se basant sur les acquis apportés par les Services Pack de Vista. Ainsi, il pourrait presque être considéré comme un simple nouveau Service Pack de Vista.

De plus, Seven devient encore plus « grand public » que ne l'étaient déjà ses prédécesseurs. Ce n'est pas un mal en soi, bien au contraire, mais il est alors très difficile de trouver un équilibre satisfaisant entre la satisfaction des utilisateurs du dimanche et celle des utilisateurs chevronnés. Et Microsoft s'est visiblement pris les pieds dans le tapis, car tous ces changements en surface plairont sans conteste à Mme Michu, friande de petits gadgets, mais ils déstabiliseront les utilisateurs qui « touchent ». En effet, beaucoup de ces petits ajouts sont bien souvent plus que dispensables, pas révolutionnaires et parfois même lourds lors d'une utilisation quotidienne.

Pour ma part et contrairement à beaucoup de feedbacks, Windows 7 ne m'a donc pas convaincu au point de justifier son adoption. En effet, si on met en balance le nombre de fonctionnalités inutiles et lourdes qu'il possède, l'absence de saveur du système d'exploitation et de grandes nouveautés, c'est un échec. Ceux qui attendaient de la nouveauté et de l'audace devront donc attendre encore un peu... ou passer chez la concurrence.

On aura donc trois profils type qui se dégageront des feedbacks sur ce système d'exploitation, selon moi :

  1. Mme Michu et les Kikoolol, qui risquent d'être tout de suite hyper séduits : « waouh, c'est trop d'la balle » ;
  2. Les geeks, qui seront séduits, mais un peu sur leur réserve. Il leur faudra, en effet, un peu de temps d'adaptation, mais ils finiront par l'adopter : « pas mal... enfin, en partie... non, finalement, c'est du solide » ;
  3. Les « professionnels », qui seront désabusés par toute cette perte de temps et retourneront en lignes de commande chez le pingouin : « Windows 7 ?! La bonne blague ! Et pis quoi encore ?! ».

Et vous, vous en pensez quoi ?

Flux RSS des derniers billets publiés.

Ils ont dit...

n°1 - Ecrit par h4l (Visiteur), .

Rang : Visiteur

Barre de tache pompée sur stasks de kde4, et beaucoup moins pratique...

Des effets et des performances toujours à la ramasse, en comparaison à une opensuse kde4...

J'appelle ça du vista SP4

Y a rien d'extraordinaire dans cette version de Windows... Et les gens finissent par réclamer, toujours et encore, XP, qui était bien plus simple pour eux...

n°2 - Ecrit par (Visiteur), .

Verdict : Euh... génial. Non, j'blague ! Bah ouais, ça donne la même chose que l'option « Afficher le bureau » qui existe depuis longtemps sous Windows. Je ne vois pas où est l'amélioration, si ce n'est l'esthétique.
Le bouton a juste changé de place quoi ..

Verdict : un logiciel que j'appréciais beaucoup, qui devient pourtant une véritable usine à gaz, laid et pas pratique. Franchement dommage...

Pas d'accord, ce nouveau mode, qui met en avant juste ce qui est joué, est beaucoup plus simpliste je trouve.


Le son

J'ai un doute .. c'était pas présent dans Vista déjà ?

n°3 - Ecrit par lerentier (Visiteur), .

Rang : Visiteur

Comme d'autres, je l'ai testé et, par rapport au Vista que j'avais fini par virer de mon portable, c'est nettement plus véloce, mais je vais garder mon Linux qui est encore plus véloce.
Si mon portable rend l'âme, j'en prendrais un avec Windows7, sans aucune hésitation, mais il devra cohabiter avec une distribution Linux, car j'aime bien le meilleur des deux mondes.

n°4 - Ecrit par Florian, .

Alex131089 a dit :


Le son

J'ai un doute .. c'était pas présent dans Vista déjà ?Oui, en effet La fonctionnalité m'avait tellement peu marqué que je l'avais complétement oubliée, je corrige de ce pas... Merci !

[ Ce message a été modifié pour la dernière fois ].

n°5 - Ecrit par flc (Visiteur), .

Rang : Visiteur

Je ne suis pas du tout d'accord avec la reconnaissance des pilotes sur Windows 7, car je n'ai pas eu besoin de rechercher des pilotes sur mon PC. Tous ont été reconnus, alors qu'auparavant, il fallait prendre la pile de CD des constructeurs.

En plus, dire que sous Linux, la reconnaissance du matériel se passe sans problème, cela me fait un peu sourire... Car lorsque cela merde, il faut retrousser ses manches pour trouver le bon package, alors que sous windows on trouve plus facilement...

Sinon, pour le reste, c'est vrai qu'il y a peu d'évolution, mais je trouve que Windows 7 est plus stable, plus rapide et pour une fois peu cher pour ceux qui ont bénéficié des pré-commandes...

n°6 - Ecrit par thebago (Visiteur), .

Rang : Visiteur

Je l'ai testé en virtuel, et je suis agréablement surpris. A mon taf, tous les vista ont dégagé illico !!!
On va voir avec ce Windows ci...

A suivre

n°7 - Ecrit par Romano58 (Visiteur), .

Rang : Visiteur

Les deux raisons pour lesquelles j'utilise windows (parfois XP, parfois VISTA, bientôt SEVEN - pour tester -)
1- Pour jouer aux jeux vidéo. Je pourrais le faire avec une distrib Linux et Wine, mais les performances ingame ne me conviennent pas, à cause de ma config .
2- La programmation de logiciels, j'aime ça, surtout les intros/demos (pouet.net pour vous faire une idée),  que je ne code pour le moment que sur Windows. Le reste, c'est plutôt du  java, donc Linux.
Windows = kiff kiff bouriquot.

A part ça, je ne vois vraiment aucune raison de bouder les distrib Linux (ubuntu 9.4 rulez!). Qui a dit "gnagnagna les pilotes gnagnagna" ?? Si votre PC est une pauvre sous marque, avec du matos de *** dedans, c'est sûre qu'il peut y avoir des problèmes. C'est comme mettre des pneus de vélo sur une Ferrari, c'est sûr que ça ne tiens pas la route...

Mais bon, je ne vais pas relancer un débat Linux VS Windows. Le seule point (ou deux) que je vais ajouter, d'expérience personnelle, VÉCUe en LIVE avec plein de monde.

1- C'est que la plupart gens ne prennent même pas la peine d'essayer Linux avant de le critiquer.
2- Ou le trouvent compliqué, car ils sont habitués à ce bon vieux Windows et du "j'connais par cœur où faut cliquer", donc quand ça change d'apparence, forcément, si on ne lit pas ce qui s'affiche à l'écran, on a du mal...
[mode sarcasme] Et ceux qui se plaignent des virus, des plantages ou autres écrans bleus, et qui galèrent à retrouver leurs applications dans le menu démarrer, trouver dans quel menu de menu du sous menu du menu pour trouver comment faire ceci ou cela, etc. j'en passe et des meilleurs, bah ils n'ont pas fini...[/mode sarcasme]

Bon il est tard, bon geek et semi no-life que je suis, je vais me coucher.

n°8 - Ecrit par Arano (Visiteur), .

Rang : Visiteur

Bonjour,
concernant ce chapitre:
"Un exemple concret : la zone de lancement rapide m'a toujours permis
d'ouvrir une nouvelle instance de Firefox en un clic seulement. En
effet, en cliquant sur l'icône du logiciel, une nouvelle fenêtre
s'ouvrait directement. Avec ce nouveau système d'icône cependant, si
une fenêtre du logiciel est déjà ouverte, celle-ci est rattachée à
l'icône de lancement rapide. Par conséquent, cliquer sur celle-ci
n'ouvrira pas de nouvelle instance du logiciel, vous obligeant à
effectuer un clique droit sur l'icône afin de choisir, dans la liste
qui s'affiche, l'option permettant d'ouvrir une nouvelle fenêtre."


Il suffit de faire "shift" et de cliquer sur l'icone pour ouvrir une nouvelle fenêtre. Pas si fatiguant que ça, en fin de compte .

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