Mettre en place une SASU

Mettre en place une SASU

La création d’une entreprise passe par un certain nombre de phases tout aussi essentielles les unes que les autres. Il faudra repousser vos limites afin que votre projet se concrétise de la meilleure des manières. Puis, vous déciderez du statut juridique. Étape cruciale puisqu’à partir de cela, vous connaîtrez vos droits à l’égard du fisc. Dans cet article, nous allons vous aiguiller pour savoir comment créer une SASU.

Choisir le statut le plus approprié à votre modèle

Nous allons vous présenter la SASU (société par actions simplifiées unipersonnelle). Pourquoi choisir celle-ci ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? Quelles sont ses éventuelles restrictions ?

Sachez tout ce qu’il y a à savoir sur cette structure !

  1. Les différents statuts juridiques d’une société
  2. Quelles sont les distinctions entre une micro-entreprise et une SASU ?
  3. Les limites de la SASU

Les différents statuts juridiques d’une société

Voici un récapitulatif des formes juridiques les plus courantes en France, ainsi qu’une brève description de chacune d’entre elles.

  • L’une des formes juridiques d’entreprise les plus fréquentes est la SAS. Vous souhaitez créer une entreprise avec un associé ? C’est le statut qu’il vous faut. Sachez qu’aucun capital minimum n’est obligatoire. Les dividendes ne sont pas soumis aux charges sociales.
  • La SASU est identique à la SAS. Sauf si vous n’envisagez pas d’avoir un associé ou un cofondateur, dans ce cas la vous devriez choisir une SASU.
  • SARL : des possibilités de contrats à vie, jusqu’à 100 personnes peuvent être associées, c’est une option idéale pour les PME. Il n’est pas nécessaire de disposer d’un capital minimum, et les dons ne sont pas limités. Il peut également s’agir d’une société unipersonnelle, que l’on appelle EURL.
  • Beaucoup choisissent l’entreprise individuelle pour ses facilités de gestion. Le désavantage, c’est que les biens vous appartenant ainsi que ceux de la société sont mélangés. Donc il peut y avoir une action en justice sur les deux, en cas conflit.
  • l’EIRL : ce statut est disponible si vous ne souhaitez pas que l’ensemble de votre patrimoine soit confondu. Il est identique à l’entreprise individuelle, mais sans ses défauts.
  • la SA : un capital minimum de 37 000 euros est obligatoire. Ce statut nécessite également la participation de deux actionnaires. Il est à noter que les fondateurs d’une SA doivent être “dirigeant assimilé salarié”.
  • SNC : les deux associés sont liés par les dettes, car elles sont partagées entre eux. Il ne vous faut en revanche aucun capital minimum.

Une SASU et une micro-entreprise : tout les détails

Voici les différences qu’il y a entre elles :

  • Pour commencer, la SASU est imposée comme une société (IS), alors que la micro-entreprise est imposée comme une personne physique (IR).
  • Deuxièmement, la micro-entreprise est imposée sur les bénéfices. La SASU est quant à elle imposée sur les dividendes et l’argent que vous recevez réellement.
  • Troisièmement, un compte bancaire est obligatoire pour une SASU, ce qui n’est pas le cas pour l’autre statut.
  • Quatrièmement, si vous souhaitez prendre un associé, la SASU peut facilement être convertie en SAS, mais si vous avez une micro-entreprise, vous devrez changer votre statut pour créer une société à plusieurs associés.
  • Cinquièmement, avec la SASU, vos biens personnels sont en sécurité et ne seront pas perdus à la suite d’un dysfonctionnement de l’entreprise ou d’une catastrophe. Dans une micro-entreprise, les biens sont mélangés…
  • Sixièmement, il faut savoir que la micro-entreprise est facile d’accès. Celui qui souhaite en créer une sera surpris de la facilité. Il est également aisé de la fermer, avec peu de formalités. C’est tout le contraire de la SASU, qui elle, de plus, a quelques dépenses de démarrage et de gestion, alors que la micro-entreprise n’en a pratiquement pas.

Enfin, parlons de la SASU et de ses limites

Il n’existe pas de structure d’entreprise parfaite. Si vous n’avez pas d’associé, la SASU est le bon compromis.

Toutefois, il convient de mentionner qu’elle présente plusieurs limites qui pourraient être préjudiciables à l’entreprise. Il vous faudra les services d’un avocat ou d’un comptable, et en cas de fermeture, vous devrez débourser 500 euros ou plus.

En raison des nombreuses étapes administratives nécessaires, sa création est également très compliquée et prend beaucoup de temps. Par rapport à d’autres types d’entreprises, les cotisations de sécurité sociale pour ce type d’entreprise sont également assez importantes.

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