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Le rapport de mai 2026 met en avant un délai entre deux démarrages : un réglage à confier à l’installateur

Imposer environ vingt minutes avant le redémarrage du compresseur a réduit les cycles dans les mesures de l’ADEME. Le rapport de mai 2026 éclaire l’intérêt de ce réglage, mais aussi ses limites selon votre pompe à chaleur.

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Un chauffagiste examine la commande d’une pompe à chaleur dans une maison.

En bref

Le rapport de mai 2026 montre qu’un délai d’environ vingt minutes avant de relancer le compresseur peut réduire les cycles, à condition que l’installateur puisse régler ce paramètre sur votre appareil.

L'essentiel

  • Les mesures de 2025 portent sur 81 installations, avec une moyenne de 27 démarrages quotidiens.
  • Le délai minimal bloque temporairement le redémarrage du compresseur après son arrêt.
  • Ce paramètre relève de l’installateur et n’existe pas sur toutes les machines.
  • La baisse globale des cycles ne peut pas être attribuée à ce seul réglage.

Ce que le rapport de mai 2026 apporte

Une pompe à chaleur qui multiplie les arrêts et les reprises ne se corrige pas nécessairement en changeant la température demandée dans la maison. Les mesures de l’ADEME mettent en lumière un autre levier : le temps pendant lequel le compresseur doit rester arrêté avant de pouvoir repartir. En portant cette attente à une vingtaine de minutes, le nombre de cycles a diminué sur les installations concernées.

Daté de mai 2026, le rapport examine notamment une campagne menée en 2025 dans 81 maisons, après un premier suivi de 100 pompes à chaleur en 2024. Les moyennes concernent les mois de décembre à février. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle fonction annoncée pour tous les appareils, ni d’un changement qui s’appliquerait automatiquement à votre installation : c’est l’intérêt d’un paramètre technique que ces mesures éclairent.

Une attente imposée, plutôt qu’un redémarrage immédiat

Le principe consiste à empêcher le compresseur de repartir trop vite après un arrêt. L’action porte sur l’intervalle entre deux démarrages, et non sur une consigne de température à modifier au quotidien. La vingtaine de minutes observée dans les mesures n’est pas une durée à appliquer vous-même : le réglage appartient à l’installateur.

Cette distinction compte si vous cherchez une solution dans les menus de votre appareil. Le paramètre peut porter des noms différents selon la marque, et certaines machines n’en disposent pas. L’absence d’un intitulé évident sur l’écran ne permet donc pas de conclure que la fonction existe ou qu’elle est accessible. Le professionnel doit d’abord vérifier les possibilités propres à votre équipement.

Le changement attendu reste précis : espacer les remises en marche pour limiter leur répétition. Il ne faut pas le confondre avec une routine d’usage de la maison, comme la gestion des fenêtres et des radiateurs. Ici, l’intervention concerne directement le fonctionnement du compresseur.

Les installations qui peuvent en tirer parti

Ce levier intéresse surtout les propriétaires dont la pompe à chaleur enchaîne les cycles et dont le modèle permet d’imposer cette attente. L’enjeu n’est pas marginal dans le suivi : lors de la première année, 44 % des appareils dépassaient le niveau qualifié de cyclage important pendant les mois d’hiver étudiés. Cela ne signifie toutefois pas que tous avaient besoin du même ajustement.

Le rapport ne décrit pas un danger immédiat pour le compresseur. Il relève en revanche une performance dégradée et une usure prématurée à court ou moyen terme. L’intérêt du réglage est donc de corriger un fonctionnement répétitif défavorable, sans présenter chaque redémarrage comme une panne imminente. La compatibilité de la machine et son fonctionnement réel restent déterminants.

Pour votre budget, aucun montant d’économie ne peut être promis à partir de ces résultats. Une réduction du nombre de cycles n’est pas, à elle seule, un chiffrage de la facture future. C’est une question de fonctionnement de l’équipement, distincte de celle des composantes d’une facture de gaz.

Une amélioration mesurée, mais plusieurs leviers possibles

La campagne de 2025 aboutit à 27 cycles quotidiens en moyenne, contre 34 pour la première campagne. Les deux ensembles d’installations n’étant pas identiques, cette comparaison mérite d’être complétée : pour les machines présentes dans les deux suivis, le recul atteint 16 %. Ces résultats décrivent une amélioration, sans isoler un gain universel lié au seul délai de redémarrage.

D’autres interventions ont également réduit les cycles sur certaines installations : ajustements du thermostat ou du programme horaire, modification de la loi d’eau, intervention sur la soupape différentielle et actualisation du logiciel. Le délai minimal est donc un levier à examiner, pas une réponse unique. Les mesures ne justifient ni de l’appliquer partout ni de lui attribuer toute la baisse constatée.

Questions fréquentes

Puis-je modifier moi-même le délai avant redémarrage ?

Non. Ce réglage doit être effectué par l’installateur, qui vérifie aussi sa disponibilité sur votre modèle.

Faut-il imposer vingt minutes sur toutes les pompes à chaleur ?

Non. Cette durée a réduit les cycles dans les mesures, mais elle ne constitue pas une consigne universelle.

Un arrêt accompagné d’un flocon correspond-il au même problème ?

Le flocon signale un dégivrage automatique, généralement de cinq à quinze minutes. L’appareil reprend ensuite seul ; ce cycle ne doit pas être confondu avec des redémarrages trop fréquents.

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