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Après la mobilisation du 5 novembre, le gouvernement étudie un coup de pouce au Smic : la piste d’une hausse dès décembre

Le gouvernement étudierait une hausse du Smic autour de 1,5 %, applicable dès le 1er décembre 2026, sans calendrier arrêté. La CFDT réclame 100 euros nets supplémentaires par mois et attend des engagements sur les salaires.

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En bref

Un relèvement supplémentaire du Smic est à l’étude, avec une possible entrée en vigueur le 1er décembre 2026, mais ni son ampleur ni sa date ne sont arrêtées.

L'essentiel

  • La piste gouvernementale évoquée porterait l’augmentation totale autour de 1,5 %.
  • La CFDT demande un gain mensuel de 100 euros nets.
  • Le 1er décembre 2026 est envisagé plutôt que le 1er janvier.
  • Les discussions portent aussi sur les rémunérations au-delà du minimum légal.

Un geste supplémentaire envisagé après la mobilisation

Le rendez-vous social du 5 novembre 2026 portait sur les rémunérations et le pouvoir d’achat. À son issue, l’enjeu reste celui des réponses gouvernementales : Marylise Léon, à la tête de la CFDT, attend des précisions sur deux éléments qui concernent directement les salariés au Smic, la somme supplémentaire et le moment où elle serait versée.

L’exécutif étudierait un supplément compris entre 0,5 et 0,6 point, qui s’ajouterait au relèvement légal. L’augmentation totale se situerait alors autour de 1,5 %. Il s’agit d’une piste de travail, pas d’une hausse acquise à intégrer dès maintenant dans votre budget. La décision porterait donc sur un geste supplémentaire, au-delà de la seule évolution prévue par les règles du Smic.

Le niveau servant de référence est celui appliqué depuis le 1er juin 2026 : pour un emploi à 35 heures, le minimum mensuel atteint 1 867,02 euros bruts. Ce repère permet de situer la discussion, mais il ne constitue pas une annonce sur votre prochaine fiche de paie. Le montant futur dépend encore de l’arbitrage gouvernemental.

La CFDT pousse pour un gain net et des négociations plus larges

La revendication de Marylise Léon est exprimée dans une autre unité : 100 euros nets de plus chaque mois. Elle vise donc directement la rémunération reçue par les salariés. Cette demande ne doit pas être confondue avec le supplément en points étudié par le gouvernement : une revendication syndicale n’est pas le montant d’une décision annoncée.

La CFDT ne veut pas non plus limiter les discussions au salaire minimum. Elle réclame des négociations dans les entreprises pour les rémunérations situées au-dessus de ce seuil. Si vous gagnez davantage que le Smic, c’est cette partie de la demande qui vous concerne : le syndicat souhaite élargir le débat, sans s’en tenir au seul relèvement du plancher légal.

Pour le 5 novembre, la centrale syndicale s’était fixé un objectif d’au moins 800 000 participants. Ce chiffre était une ambition de mobilisation, et non un bilan. Dans la fonction publique, les premiers taux de grève à la mi-journée étaient de 9,89 % dans les services de l’État, de 4,60 % dans les collectivités et de 3,93 % dans les hôpitaux.

Décembre reste une possibilité, pas une échéance garantie

Une application au 1er décembre 2026 est évoquée, plutôt qu’au 1er janvier. Pour les salariés concernés, l’intérêt serait de bénéficier plus tôt de la revalorisation. Mais cette anticipation reste distincte de la discussion sur son ampleur : avancer la date et accorder un supplément sont deux décisions différentes.

À ce stade, vous ne pouvez donc pas considérer le mois de décembre comme une échéance garantie. Les attentes formulées par Marylise Léon après le 5 novembre portent précisément sur cette incertitude. Un engagement sur le seul principe d’une hausse ne répondrait pas à la totalité de sa demande, qui concerne aussi son niveau et son calendrier.

Les entreprises et les agents publics sont aussi concernés

Le gouvernement explore également un levier du côté des employeurs. Le 3 novembre, le ministère de l’Action et des Comptes publics a annoncé vouloir diminuer certaines exonérations de cotisations sociales afin d’inciter les entreprises concernées à relever les salaires au-delà du Smic. Cette orientation intervient alors que près de 70 branches professionnelles auraient encore des minima inférieurs au seuil légal.

Dans la fonction publique, une nouvelle hausse aurait aussi des conséquences sur les plus petites rémunérations. David Amiel avait annoncé, le 2 octobre 2026, six points d’indice supplémentaires pour le minimum de traitement. Cette mesure devait permettre à près de 400 000 agents de ne plus relever de l’indemnité différentielle.

Un nouveau relèvement du Smic pourrait toutefois porter à plus d’un million le nombre d’agents relevant de cette indemnité. Le dossier ne se limite donc pas aux salariés du privé : il touche également les rémunérations publiques les plus basses, déjà au cœur des échanges entre les syndicats et le cabinet de David Amiel.

Questions fréquentes

Les 100 euros nets supplémentaires sont-ils accordés ?

Non : ils correspondent à la demande de la CFDT, pas à une mesure arrêtée par le gouvernement.

La hausse s’appliquera-t-elle le 1er décembre 2026 ?

Cette date est envisagée, mais elle n’est pas confirmée.

Quel niveau de hausse le gouvernement envisage-t-il ?

Une piste porterait la hausse totale autour de 1,5 %, avec un supplément de 0,5 à 0,6 point ajouté au relèvement légal.

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