net-actuality.org

Les astuces pour mieux conserver, consommer et cuisiner

Actualité consommation

L’A69 ouvre le 6 novembre avec un aller-retour à 20,40 euros, le péage reste un point de blocage pour les élus

Les premiers automobilistes ont emprunté l’A69 le 6 novembre au matin, mais le tarif de 20,40 euros aller-retour reste contesté dans le Tarn. Cette ouverture intervient après des demandes de baisse du péage et d’ultimes vérifications de sécurité.

Par ·

Des voitures circulent sur une autoroute récemment achevée, bordée de clôtures.

En bref

L’A69 accueille ses premiers véhicules le 6 novembre, avec un péage annoncé à 20,40 euros pour l’aller-retour Toulouse-Castres, malgré la demande de baisse portée par le président du Département du Tarn.

L'essentiel

  • Les premiers passages ont été rapportés peu après 10h45 à Verfeil.
  • Le Département du Tarn considère le tarif trop élevé pour les déplacements réguliers.
  • Le dispositif prévu pour réduire le péage d’environ 33 % a été retoqué par le Conseil d’État.
  • Des réserves de sécurité, majoritairement mineures, étaient encore signalées avant l’ouverture.

Le 6 novembre marque le passage à la circulation

L’ouverture n’est plus seulement une date annoncée. Le 6 novembre au matin, des automobilistes ont commencé à circuler sur l’A69. Les premiers passages ont été observés à Verfeil, en Haute-Garonne, peu après 10h45, pendant une visite organisée par Atosca. Longue de 53 kilomètres, l’autoroute entre ainsi dans sa phase d’exploitation.

Cette mise en service intervient après une période d’incertitude sur le calendrier. La date du 6 novembre avait d’abord été présentée comme repoussée à décembre. À la veille de l’ouverture, ni l’heure précise ni les modalités d’accès n’étaient encore connues, et une autorisation définitive restait attendue. Les premiers trajets rapportés le matin constituent donc le changement concret pour les automobilistes.

Pour votre budget, le chiffre à retenir est celui de l’aller-retour Toulouse-Castres : 20,40 euros. Ce tarif, publié au Journal officiel avant l’ouverture, est celui annoncé pour la mise en service. L’accès à la nouvelle liaison ne s’accompagne donc pas de la réduction réclamée par le Département.

Le coût des trajets réguliers concentre les critiques

Christophe Ramond, président du Conseil départemental du Tarn, ne conteste pas seulement un prix affiché au péage. Il pointe la dépense que représente son utilisation répétée pour rejoindre un emploi, un établissement d’enseignement, des soins ou les services de la métropole toulousaine. Son objection porte sur l’accessibilité de l’autoroute au quotidien, au-delà d’un déplacement occasionnel.

L’élu estime que le tarif ne respecte pas l’engagement de l’État et dit se sentir trahi. Sa demande de baisse précède l’ouverture : dès 2021, il avait proposé de conserver la contribution initiale du Département, fixée à 31 millions d’euros, afin de limiter le péage. En 2025, il avait ensuite demandé un financement public permettant une réduction de 33 %.

Le désaccord reste donc entier au moment où les véhicules entrent sur l’A69. Le Département défend une liaison financièrement accessible aux Tarnais ; le prix appliqué à l’ouverture demeure celui qu’il juge excessif. La mise en circulation règle la question de l’accès à l’infrastructure, mais pas celle du coût que ses usagers devront supporter.

La baisse espérée n’a pas accompagné l’ouverture

Un avenant devait permettre à l’État et aux collectivités de financer une diminution d’environ un tiers du péage. Mais le montage juridique envisagé a été rejeté par le Conseil d’État. C’est cette réduction attendue, puis empêchée dans sa forme proposée, qui nourrit la colère exprimée au moment de la mise en service.

Atosca défend de son côté le positionnement tarifaire de l’A69. Son directeur général, Martial Gerlinger, conteste qu’elle soit l’autoroute la plus chère et la présente comme faisant partie des moins coûteuses parmi les autoroutes récentes. Cette comparaison ne répond toutefois pas à la même question que celle soulevée par le Département : le poids du péage pour les personnes amenées à l’emprunter régulièrement.

L’exploitant prévoit une fréquentation de 10 000 véhicules quotidiens une fois le trafic stabilisé. Il s’agit d’une prévision, et non du nombre de passages constatés à l’ouverture. Le démarrage de la circulation ne permet donc pas encore de mesurer l’usage régulier de cette nouvelle liaison.

Les réserves de sécurité ont accompagné les derniers préparatifs

Avant la mise en service, les services de l’État avaient formulé une centaine de réserves, décrites comme principalement mineures, notamment à propos de la signalisation. Les derniers éléments à terminer ou à contrôler concernaient aussi les clôtures, les marquages routiers et les équipements des aires de repos.

Atosca avait conditionné l’ouverture à l’achèvement des contrôles de sécurité. Ces réserves décrivent donc la situation des préparatifs, avant les premiers passages du 6 novembre : elles ne doivent pas être présentées comme une centaine de défauts encore présents après l’ouverture. La circulation a commencé, mais les vérifications et finitions signalées en amont restent un élément distinct de la controverse sur le prix.

Questions fréquentes

L’A69 est-elle effectivement ouverte le 6 novembre ?

Oui, les premiers automobilistes ont été signalés dans la matinée, peu après 10h45 à Verfeil.

Les 20,40 euros correspondent-ils à un aller simple ?

Non. Le montant annoncé concerne un aller-retour entre Toulouse et Castres.

La baisse d’environ 33 % est-elle appliquée ?

Non. Le tarif d’ouverture reste fixé à 20,40 euros aller-retour après le rejet du montage juridique prévu pour financer cette baisse.

À lire aussi